<26>qui percèrent en même temps le carré, et en moins d'un quart d'heure tout le champ de bataille fut déblayé d'ennemis.“

La vignette de Menzel représente un groupe de ces cavaliers, trompette, porte-étendards, officiers, soldats, revenant de la bataille; un Russe, criblé de blessures, se tord sur le sol dans les convulsions de l'agonie.

XXXIV.

Le traité d'alliance entre l'impératrice-reine et le roi de France fut conclu soi-disant pour établir solidement le repos de l'Allemagne, en réduisant l'ambition du roi de Prusse à des limites qui ne lui permissent plus de troubler, au gré de son ambition et de celle de l'Angleterre, la tranquillité générale et celle de ses voisins.

Le dessin de Menzel symbolise les projets de démembrement nourris à l'égard de la Prusse par ses ennemis et ses envieux; en même temps que la vigilance et l'énergique résistance de son souverain. L'aigle prussienne plane, en battant des ailes, au-dessus du globe de l'empire, dans lequel s'enfoncent de toute part des griffes d'oiseaux de proie.

XXXV.

Tout le chapitre X de l' „Histoire de la guerre de Sept ans“ est consacré au récit de la campagne de 1759; il décrit le terrible désastre subi par le roi Frédéric II dans sa défaite à Kunersdorf. L'artiste en a pris occasion pour représenter l'impératrice de Russie dans une attitude et avec une expression de physionomie qui respirent le triomphe et la joie d'avoir vengé sur un ennemi détesté sa défaite de Zorndorf. La nature intime de la femme et de la souveraine, telle que la révèlent sa vie et ses actes, est énergiquement caractérisée dans toute sa personne. Jusque dans les sculptures de son siège on peut reconnaître des allusions satiriques au caractère bien connu de la Czarine.