<38>à porter à son prince: „J'apprendrai les applaudissements et les bénédictions que vos sujets vous donneront avec une joie sans égale“ , dit Frédéric II, à la fin de sa lettre au duc de Wurtemberg (1744). Ce sont ces mots qui ont fourni à l'artiste l'idée et le sujet de sa vignette.

LXVIII.

La „Dissertation sur les raisons d'établir ou d'abroger les lois“ est pleine d'un noble esprit d'humanité et du juste sentiment de la cruauté et de la déraison de tant de lois qui ont leur origine dans les temps barbares. Le roi plaide éloquemment et invoque toutes les considérations, tous les sentiments de justice pour l'abolition des lois cruelles et des pratiques judiciaires alors encore en vigueur.

L'artiste a traduit l'idée de cette dissertation dans un groupe qui nous montre un démon grisonnant, aux ailes amaigries et dénudées; puis un génie jeune, le génie des temps nouveaux, ayant le profil de Frédéric, et de puissantes ailes d'aigle, qui arrache d'un mouvement énergique à l'étreinte du monstre la faux meurtrière.

LXIX.

Datée de Potsdam, le 24 septembre 1751, „Instruction pour le Major Borcke“ a trait à l'éducation du neveu du roi, héritier présomptif de la couronne, dont le soin avait été confié à cet officier; elle contient les principes d'après lesquels le jeune prince devait être instruit et formé dans les premières années de l'adolescence. Frédéric II insiste tout particulièrement sur l'importance qu'il y a à éveiller de bonne heure chez l'enfant l'esprit militaire et le goût des armes.

„Je veux que, quand il sera plus âgé, il commence à faire le service de lieutenant pour qu'il passe tous les grades.“

Le dessin de Menzel montre le petit prince au moment où son gouverneur prend dans le coffre aux armes les insignes de sa charge, l'esponton et l'épée, pour en montrer l'usage à son élève.