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IV.

Le texte s'exprime ainsi: „Le Grand Electeur avait fait préparer des traîneaux sur lesquels il mit toute son infanterie et ses troupes dans l'ordre où elles devaient combattre. La cavalerie, à leurs côtés, suivait l'électeur, qui faisait de cette façon étrange et nouvelle sept grands milles allemands par jour.“

Menzel montre l'électeur debout sur la neige, avec un manteau de fourrure, et adressant, au moment de monter dans le traîneau qui l'attend, une chaleureuse allocution à ses généraux Goertzke, Derfflinger et au duc de Dessau.

V.

Un passage du texte fournit le sujet de ce dessin: „La reine Sophie-Charlotte fonda l'Académie Royale. Elle appella Leibnitz et beaucoup d'autres savants à sa cour. Sa curiosité voulait saisir les premiers principes des choses; Leibnitz, qu'elle pressait un jour sur ce sujet, lui dit: „Madame, il n'y a pas moyen de vous contenter; vous voulez savoir le pourquoi du pourquoi.“ .... Charlottenbourg était le rendez-vous des gens de goût.“ —

Au groupe de la reine et du philosophe, Menzel a adjoint d'autres figures, deux dames de la cour et un page, faisant ainsi de cette scène un tableau épisodique de la vie de la cour de Charlottenbourg.

VI.

L'accueil que les réfugiés protestants trouvèrent en Prusse est mentionné dans les termes suivants: „Le roi Frédéric-Guillaume I eut cependant le plaisir de voir prospérer une nouvelle colonie qu'il avait établie en Prusse dès l'année 1732. Il était sorti plus de vingt mille âmes de l'évêché de Salzbourg par zèle pour la religion protestante.... Le roi établit ces Salzbourgeois en Prusse.“

La composition de Menzel montre les fugitifs, qui, remplis d'un pieux sentiment de reconnaissance, saluent le sol hospitalier de leur nouvelle patrie, et bénissent, les mains levées au ciel, le Seigneur qui a touché le cœur du roi, les a protégés dans leur foi, et les a conduits vers cette terre hospitalière.