<26> qu'on nous assure que la France doit avoir fait passer en Angleterre des propositions d'une paix particulière, quoique l'on n'en dise rien encore de Londres au sieur Yorke, si ce n'était que, par des lettres particulières et secrètes, le duc de Newcastle lui avait confié qu'il croyait que la France ferait semblant de tirer la même corde avec ses alliés, tandis qu'elle se servirait de tous les canaux dont elle pourrait s'aviser, pour tâcher de négocier une paix séparée en Angleterre. On ajoute que le comte d'Affry, ayant lâché depuis quelques semaines déjà au prince Louis qu'il conviendrait peut-être de séparer les matières, que ledit Affry est venu encore de le lui répéter, en ajoutant qu'avec un tas d'alliés, comme la France avait, il ne serait sans cela possible de sortir jamais d'affaires. Qu'il avait réitéré le même discours à peu près envers M. Yorke.

Tout cela est bon, mais il2 s'agit principalement de savoir à présent exactement dans quel sens la France se sert du terme de paix séparée, très vague et équivoque en soi-même, pour Savoir au juste si elle veut séparément de ses alliés présents faire la paix avec l'Angleterre à l'inclusion des alliés de celle-ci, ou si la France prétend de conclure avec l'Angleterre tout-à-fait séparément et à l'exclusion de ses alliés.

Comme vous pénétrerez combien il m'importe d'être exactement instruit sur ce sujet, j'attends que vous me donniez au plus tôt possible une explication solide et circonstanciée là-dessus.

Feder ic.

P. S.

Je recommande bien à vos soins la lettre ci-close à milord Maréchal,1 que vous lui ferez parvenir avec toute la promptitude possible par une voie sûre.

Nach dem Concept. Der Zusatz auf der im übrigen chiffrirten Ausfertigung.


11760. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE FINCKENSTEIN A BERLIN.3

Finckenstein berichtet, Berlin 12. Januar: „Selon une lettre que le sieur Vereist a reçue de Hollande, la France se donne toutes sortes de mouvements pour engager la cour d'Angleterre à une paix séparée avec elle.“ Finckenstein spricht die Vermuthung aus, dass Frankreich „en faisant ces insinuations y a joint quelques offres avantageuses pour l'électorat de Hanovre“ . Er glaube schliessen zu können, „que la cour de France, toujours imbue de son ancienne idée qu'on peut tout faire avec le“



1 Vergl. Nr. 11 763.

2 In der Vorlage: „comme il“ .

3 Eichel übersendet, Freiberg 14. Januar, dem Minister das Abschiedsgesuch des Gesandten in Kopenhagen, Viereck, und theilt ihm die darauf erfolgte Resolution des Königs mit, „dass, wenn gedachter Herr von Viereck nicht länger dienen könne noch wolle, Se. Königl. Majestät ihm alsdenn mit der gebetenen Dimission nicht entstehen, sondern ihm solche accordiren wollten, Ew. Excellenz aber sodann in dessen Stelle ein anderes gutes und convenables Subjectum vorzuschlagen hätten, wodurch obgedachter Herr von Viereck releviret werden könne.“