12916. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION BARON DE KNYPHAUSEN ET AU SECRÉTAIRE MICHELL A LONDRES.

Kunzendorf, 29 mai 1761.

J'ai reçu le rapport que vous m'avez fait du 15 de ce mois, et vous sais gré des avis intéressants que vous m'y avez donnés.422-1 C'est à présent que j'attende de plus importants encore de vous au sujet des conférences que M. de Bussy aura eues avec les ministres, car je ne doute point du tout qu'après les deux ou trois premières conférences avec ce ministre vous serez en état de juger sur le succès de sa négociation et sur le train que les choses prendront.

D'ici je puis vous dire autant que, selon les nouvelles que je reçois de tous les côtés, l'armée russe n'entreprendra rien contre mes frontières avant la fin du mois de juin, et que ni Daun ni Laudon commenceront leurs opérations, avant que l'armée russe ne soit en mouvement:422-2 en<423> sorte que, si vous trouvez des moyens à opérer quelque chose à l'avantage de mes intérêts et pour accélérer la paix, tout comme je le désire, vous aurez encore ce temps-là pour y travailler et pour prévenir bien des maux inséparables des opérations de la guerre.

Federic.

Nach dem Concept.



422-1 Die Gesandten hatten berichtet: „Comme l'on désire, avec beaucoup d'ardeur, ici de pouvoir, s'il est possible, arriver à une paix générale, l'on ne tardera pas de sonder le sieur de Bussy sur la nature de ses instructions relativement à ce dernier point, et, au cas que cette branche y soit comprise, ainsi qu'on se flatte ici, Votre Majesté peut être persuadée qu'on ne tardera pas d'entrer en pourparlers à cet égard, en se concertant avec vous, Sire, sur les propositions qui en résulteront, et sur les démarches qu'il conviendra de faire.“

422-2 Dem General von Treskow schreibt der König arn 28. Mai: „Ich glaube nicht, dass der Feind weder dorten noch sonst in Schlesien etwas versuchen noch unternehmen werde, bevor nicht die Russen sich in ernstliche Bewegungen setzen, welches nach allen Meinen bisherigen Nachrichten nicht eher als etwa gegen Ende kommenden Junii wird geschehen können.“ [Berlin. Generalstabsarchiv.]