3799. AU CONSEILLER BARON LE CHAMBRIER A COMPIÈGNE.

<46>

Chambrier berichtet, Compiègne 27. Juli, über eine Unterredung mit Puyzieulx, der ihm u. A. gesagt habe: „La Suède ne saurait faire mieux que de mettre Ses forces dans le meilleur état qu'il lui est possible, et tâcher qu'il ne sorte rien de son intérieur, par les sentiments et la conduite de ses concitoyens, qui donne un motif à la Russie de rompre la glace pour l'exécution de ses projets contre la Suède … J'ai dit [moi, Puyzieulx] clairement et positivement à M. de Yorke que je pénétrais trop bien ce qu'on voudrait que nous fissions, qui est que nous donnassions par écrit que les Suédois ne changeront pas la forme de leur gouvernement, quand le roi de Suède sera mort; que, si nous aurions bien voulu en donner des assurances verbales, 45-2 pour ôter tout prétexte de

Potsdam, 9 août 1749.

J'ai tout lieu d'applaudir aux sentiments que le marquis de Puyzieulx vous a témoignés relativement aux affaires de la Suède, comme aussi à ceux qu'il a déclarés au colonel Yorke, selon ce que vous m'en avez rapporté dans votre dépêche du 27 du mois dernier de juillet. Comme il m'est revenu de bon lieu que la cour de Dresde, après qu'elle vient d'être refusée de l'Angleterre, à qui elle a fait offrir par son ministre à Londres45-3 12 à 15,000 hommes de ses troupes

guerre dans le Nord, on devait en être content … mais nous ne nous lierons pas sur cela par écrit, et l'on doit nous en croire ce que nous avons dit sur cela, de même que la Suède.“

contre des subsides, mais que l'Angleterre n'a pas voulu accorder en temps de paix, commence à rechercher la France, pour que celle-ci lui continue le traité de subsides qui va finir, et qu'elle doit avoir chargé le maréchal de Saxe, en partant de Dresde, d'un mémoire en conséquence, j'ai bien voulu vous en faire part, en vous ordonnant expressément que, s'il arrivait que le marquis de Puyzieulx ou tel autre qui que ce soit vous dût parler du renouvellement du traité de subsides avec la Saxe, vous devez vous tenir tout clos et boutonné et ne vous en mêler en aucune manière. Cependant, pour vous mettre au fait de ma véritable façon de penser à cet égard, je veux bien vous dire, quoiqu'en confidence et uniquement pour votre direction, que j'aimerai toujours à voir que la continuation de ces subsides ne se fasse point, puisqu'il est sûr que la France ne ferait que jeter les sommes qu'elle y dépenserait, et qu'il est constaté qu'aussi longtemps que le comte Brühl sera en place, la France ne saura jamais compter sur la Saxe. D'ailleurs, si la paix dure, personne ne voudra de la Saxe en lui payant des subsides; mais dans le cas que la guerre se renouvelât, il est hors de doute qu'à la première occasion favorable la Saxe plantera la France et laissera à celle-ci le regret d'avoir mal employé son argent avec elle et sans en avoir retiré aucun fruit; pour ne pas dire ici combien les amis et alliés de la France seraient embarrassés alors sur la manière dont ils auraient à se gouverner avec une cour aussi double que celle de Saxe.

Au surplus, comme l'alliance entre la Suède et le Danemark vient d'être constatée, et que le marquis de Puyzieulx vous a déjà fait sentir qu'il serait nécessaire alors que je fisse aussi mon traité avec le Danemark,46-1 vous devez sonder le marquis de Puyzieulx sur ce que la France souhaite que je fasse à cet égard-là, si ce sera moi qui dois entamer cette négociation à la cour de Danemark, ou si elle aimerait mieux de l'entamer elle-même et d'en faire la proposition à la cour de Copenhague; et, au premier cas, si elle ne voudrait instruire son ministre à cette cour de seconder de son mieux la négociation qu'on en fera; de plus, s'il vaudrait mieux que cela se fît par forme d'accession au traite d'alliance qui vient de constater entre la Suède et le Danemark, ou pat un traité séparé entre celui-ci et moi. Sur quoi j'attendrai votre rapport à son temps, afin de me pouvoir décider là-dessus. Du reste, quand vous saurez quelque nouvelle à l'égard des affaires de Turquie,46-2 vous ne laisserez pas de m'en informer.

Federic.

Nach dem Concept.

<47>

45-2 Vergl. Bd. VI, 494. 547.

45-3 Flemming.

46-1 Vergl. S. 36.

46-2 Vergl. S. 10.